Chapitre 1 : Ile de Pâques

L’île de Pâques : ce bout de terre si mystérieux…

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Nous partons de Tahiti vers 3h du matin. C’est dur mais nous nous envolons pour notre dernière étape du Pacifique: l’île de Pâques (Rapa Nui) !

5h plus tard nous voilà arrivés sur ce petit bout de terre en plein milieu de nulle part tant l’île est éloignée des continents terrestres.

C’est une île triangulaire constituée de deux volcans à chaque extrémité.

  • Le volcan Poike : au nord-est vieux de plus de 3 millions d’années, celui de Ranau Kau au Sud (2 millions d’années)
  • Le volcan Terevaka : à peu près au centre, datant de 200 000 ans environ. Mais il y a environs encore 104 volcans sur ce petit bout d’île de 166km2.

Mais ce qui attire le plus les visiteurs du monde entier sont les mystérieux Moaïs! Ces statues de pierres au visage un peu soucieux et aux corps solidement ancrés dans le sol.

La plupart tournent le dos à l’océan, les autres lui font face.

Ces statues sont des monolithes (un seul gros bloc) taillées dans la pierre des volcans et pour la majorité, provenant du volcan Rano Raraku.


Pourquoi « île de Pâques ? »

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Le vrai nom ancestral de cette île au milieu du pacifique est en réalité : Rapa Nui. Tous les habitants de l’île l’appellent d’ailleurs comme ça. Les anciens habitants l’appelaient même Tepito Ote Henua signifiant « le nombril du monde ».

Le nom « île de Pâques » fut donné par le hollandais Jacob Roggeveen, afin de marquer le jour du calendrier où cet explorateur a découvert ce bout de terre: le dimanche de Pâques 1722.

Elle fait partie du territoire chilien mais fait avant tout partie de la Polynésie. D’après l’histoire, ce seraient des navigateurs polynésiens (îles Marquises) qui auraient été les premiers à y habiter.


Histoire des moaïs

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Leur présence reste encore un mystère. Ces monolithes mesurent entre 3 et 20 mètres de hauteur et pèsent entre 3 et 100 tonnes. On en dénombre entre 300 et 1000 (entre ceux qui sont par terre, pas terminés, ceux enterrées…).

Les moaïs auraient été construits entre 1250 et 1500.

Mais la grande question demeure : comment des hommes, dont l’activité principale était de pêcher ou chasser pour se nourrir, ont-ils pu édifier de tels monuments ?

  • 1er mystère : personne n’a jamais retrouvé d’écrits sur être île.
  • 2ème mystère : toutes les statues regardent vers l’intérieur de l’île, sauf les 7 statues de Ahu Akivi qui regardent vers la mer. Pourquoi ?
  • 3ème mystère : nous ne retrouvons nulle part ailleurs dans le monde ces statues.
  • Et bien d’autres mystères …

Leurs faces ressemblent à priori plus à des péruviens qu’à des polynésiens. Et leurs yeux regardent vers le ciel!

Certains portent des coiffes qui ont été taillées dans une autre roche volcanique de couleur rouge. Ils ont du transporter ces pierres pour ensuite leur mettre sur la tête.

Mais que signifient ces moais ? Croyance, dieux ? Protection? Signe de présence des hommes ? Le mystère reste encore absolu. L’hypothèse retenue serait qu’ils protègent les terres de l’île et ses habitants. Certains disent même qu’à chaque décès d’un chef ou d’un membre important de la tribu, l’on sculptait ces fières statues à leur effigie. Ces moaïs devenaient alors de grands protecteurs.

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Mais il reste encore beaucoup de mystères à élucider : comment les premiers peuples sont-ils arrivés ? Comment ont-ils pu ériger de telles statues à des kilomètres de leur lieu de création ? À quoi correspondent exactement ces statues ? Pourquoi ce peuple a-t-il disparu ? Y a-t-il eu présence d’extra-terrestre ? Tout autant de questions qui nous ont vraiment donné l’envie de commencer à marcher sur les terres mystiques.


Que voir et faire sur l’île de Pâques ?

  • Randonnée vers le volcan Rano Kau et voir l’ancien village en pierres de O’Rongo. On a mis environ 3h aller-retour, vraiment à la cool car il nous fallait gérer le premier vrai jetlag de notre voyage. Nous sommes partis depuis le camping et avons d’abord parcourru la côte et vu notre premier Moaï.

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Le cratère du volcan est assez étonnant car un marécage s’y trouve. Il constitue le seul lieu de vie animale de l’île : poissons d’eau douce et quelques oiseaux y vivent.

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Quand au village Orongo, c’est l’un des villages les mieux conservés avec des maisons en pierres très basiques, dont la moitié de la bâtisse se trouve sous terre. On retrouve des dessins sur ces pierres (pétroglyphes) et l’on peut imaginer les cérémonies que ces anciens habitants faisaient.

L’une des plus connues est celle de la désignation du Bird Man (le chef de l’île). Les chef des villages se réunissaient pour cette « élection » au mérite … Il fallait qu’ils descendent la falaise, aillent à la nage jusqu’au Motu en face, récupérer un œuf d’oiseau puis le remonter le plus vite possible au village.

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Lieu de la compétition de Bird Man

Le premier arrivé était alors élu chef de l’île. Mais, attention, cet oeuf devait être intacte, ce qui rendait la traversée très compliquée !!

 

  • Se balader à pied le long de la côte jusqu’aux grottes formées par les coulées de lave. La sortie de la première (Ana Kakenga), donne directement sur la mer. L’entrée est un trou microscopique. Un guide était à l’entrée car la plupart des personnes passent devant sans même la voir.

Nous sommes d’ailleurs passés devant la 2ème sans même la voir alors qu’à priori c’est l’une des plus visibles. Pour la 3ème, Ana Te Pahu, il suffit de continuer encore 2kms plus loin. C’est une grande grotte avec un puits de lumière et une réserve d’eau. L’entrée est colonisée par de nombreux bananiers qui lui vaut aussi le nom de « banana cave ».

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Nous avons continué plus loin sur la droite pour se retrouver au niveau du puit de lumière. Puis, en continuant, nous découvrons une autre grotte totalement cachée par un tronc d’arbre et de nombreuses branches.

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Pour revenir au village, nous avons préféré passer à travers chemin. Nous étions totalement seuls à travers la pampa Rapa Nui, mais jamais sans un bout de pain (repas du pauvre).

Nous avons croisé de temps en temps des vaches aux yeux noirs et interrogateurs, passé par dessus des barbelés, rencontré une zone plane avec d’énormes cercles arides. Évidemment, nous avons tout de suite pensé à la théorie extra-terrestre et avons vu dans ces cercles la preuve irréfutable d’un parking de soucoupes volantes. Logique implacable 😜

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Parking municipal des O.V.N.I

Les différents stops pour admirer les géants pascuans

  • Ahu Akivi : 7 moais les uns à côté des autres. Ce sont les seuls de l’île à regarder vers la mer. Certains disent que ceux-là représentent les 7 premiers explorateurs polynésiens à avoir découvert l’île. Possibilité d’y aller à pied juste après les grottes, ou d’y accéder en voiture après avoir fait un stop à Puna Pau (carrière des chapeaux de moaïs, représentant à priori la coiffe que les habitants portaient ou le chignon qu’ils se faisaient).

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  • Les 7 moais de la plage d’Anakena, dont 4 moais complets portent une coiffe. La plage de sable blanc est souvent utilisée aussi par les touristes et les locaux pour s’y baigner malgré la fraîcheur de l’eau (21-22 degrés). Nous ne nous y sommes pas baignés car revenant de Polynésie où l’eau de la mer est au minimum à 27-28 degrés, le choc était radical #petitenature.

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  • Les magnifiques et imposants 15 moaïs de Ahu Tongariki. Ce sont les symboles de être île. 15 moaïs alignés, dos à la mer.

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S’il fait beau (ce qui n’a pas été notre cas lorsque nous y sommes allés), le lever de soleil est très beau et le ciel étoilé avec la voie lactée au-dessus de ces géants est juste un spectacle incroyable.

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Pour la petite histoire, nous avions mal choisi notre journée car normalement le site ouvre plus tôt que les autres ici pour justement prendre de belles photos du lever de soleil. Pour nous, ça été grosse averse et personne n’ouvrait le site. Nous avons su quelques heures plus tard que c’était la « faute » de la venue de la présidente chilienne Michelle Bachelet. Une journée historique pour les pascuans car le Chili donne l’indépendance du parc national à l’île, évènement qu’ils attendaient depuis presque 50 ans!! Tout le parc était donc fermé jusqu’à 14h… nous avons pu y entrer seulement après mais c’était très bien car le ciel était bien plus dégagé.

  • Les moaïs dans la roche, encore en construction, ou simplement les nombreuses têtes de moaïs parsemés sur les flancs de montagne du volcan Rono Raraku (la carrière de fabrication des moaïs). Un site incroyable et magnifique. Bon, Emmanuelle a failli se faire virer du parc national pour avoir marché sur l’herbe et ne pas avoir suivi le chemin, mais cet endroit est vraiment à ne pas louper. Le cratère du volcan est juste incroyable et très étonnant. C’était comme si nous étions retournés en Australie ou à Pai en Thailande.
  • Les moaïs de Tahai : très connus pour admirer le coucher du soleil.

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Que faire d’autre ?

  • Se promener tout simplement le long de la côte Est, côté sauvage avec des moaïs couchés ou debouts.
  • Monter au sommet du mont le plus haut de l’île : Le mont Terevaka (511 mètres d’altitude). Compter environ 1h30 de montée, assez raide et le même temps pour la descente depuis le site de Ahu Akivi. Nous ne l’avons pas fait, mais la vue de là-haut est assez jolie, il paraît que c’est le meilleur spot pour voir l’île à 360°.
  • Faire le tour et monter le mont Poike : zone totalement aride avec quelques moais couchés.
  • Faire de la plongée : bien demander une combinaison épaisse car au vu de la température de l’eau, il vaut mieux prévoir.
  • Faire du snorkeling ou du bateau à fond de verre pour admirer les fonds marins.
  • Faire un tour guidé à cheval.

Enfin, nous avons eu la chance d’assister à tournoi de rugby à 7 regroupant des équipes du Pacifique (Polynésie et Rapa Nui) et du Chili (Chiloe, Patagonie et Osorno). C’était très plaisant de voir ces matchs « amateurs » et la bonne ambiance qui gravitait autour.

Bref, malgré la petite surface de l’île, passer au moins 5 jours est conseillé. Nous y sommes restés 8 jours car nous ne pouvions pas prendre d’avion plus tôt (ou beaucoup trop cher pour nous). C’est quand même un peu long mais si l’on prend son temps, quitte à refaire certains endroits, ça peut être une bonne semaine reposante, sans pollution, au calme.

Nous n’aurons pas toutes nos réponses aux mystères de cette île mais c’est ce qui la rend étonnante et fascinante.

Seul point négatif : certains habitants ne sont pas toujours très accueillants et agréables. Nous avons d’ailleurs été assez étonnés en revenant de la Polynésie où les gens sont vraiment adorables. Ils ne vivent ici que du tourisme, alors peut être que ça les agace parfois. Mais dans l’ensemble, les gens ont été plutôt agréables avec nous contrairement aux retours d’autres voyageurs.


Où dormir sur l’île de Pâques ?

Le moins cher que l’on ai trouvé: le camping Mihinoa. La location de tente est de 8000 pesos/ pers (soit 21,7 euros pour deux). Les matelas et les duvets (peu épais) sont donnés en même temps. Toutes les tentes sont face à la mer et nous avons un magnifique coucher de soleil tous les soirs. Grande cuisine où l’on rencontre pas mal de monde et douche avec eau chaude. Le wifi est très lent. Il vaut mieux aller au point de wifi gratuit dans la ville pour consulter les mails plus rapidement.

 


Où manger sur l’île de Pâques ?

  • Faire ses propres courses reste le moyen le plus économique bien que tout coûte assez cher sur place. Une semaine à manger des pâtes et du riz ^^!
  • Chez Ramon : nous nous y sommes arrêtés un midi. 7000 pesos (soit 9,4€) le menu du jour qui est en fait un seul plat mais pas trop mal et les empanadas sont énormes.

Comment se déplacer ?

  • Location d’une voiture pour 24h : généralement 40000 pesos. Nous en avons trouvé une à 35000 pesos (soit 46,9€) et l’avons partagé avec un autre couple de Polynésie.
  • Location de scooter : 20000-25000 P (soit 25/30€) la journée
  • Le vélo : 10000 P soit 13,5€
  • En marchant ! Economique et bon pour la santé.
  • Le stop, possible et assez commun sur l’île.

Nos activités payantes

  • Entrée du Parc : obligatoire pour visiter les lieux les plus importants. On demande toujours le ticket à l’entrée pour le tamponner. 80US$ (64€) ou 54000 pesos (72€). Au moment où nous l’avons acheté, il valait mieux payer en dollars comme vous pouvez le lire ci-dessus. Ticket valable 10 jours. Vous ne pouvez rentrer sur les sites de Rano Raraku et Orongo qu’une seule fois cependant, choisissez bien votre journée en fonction de la météo.

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