Chapitre 2 : Bohol et Pamilacan

Notre mission avec Virlanie étant terminée, nous partons visiter les merveilles des Philippines : ces îles. 

Première étape : l’île de Bohol.

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Petite île de la région des Visayas.
L’ambiance est déjà donnée lorsque nous arrivons à l’aéroport de Manille. Un petit groupe de musiciens jouent et chantent des chansons connues par tout le monde qui les accompagnent en chœur. On adore!
Le temps n’est pas terrible mais le soleil pointe le bout de son nez lorsque nous atterrissons sur Bohol, à Tagbilaran. L’aéroport est vraiment tout petit, c’est plutôt agréable et il y a comme une ambiance familiale qui y règne.
 
Nous avons trouvé une petite chambre sur la petite île reliée à Bohol: Panglao. C’est d’ailleurs sur cette île que se trouve les plus belles plages. Nous utilisons les services d’un tricycle qui ressemble plutôt à un Tuktuk pour nous y conduire.
 

Que faire à Bohol et Panglao?

– Aller se prélasser et boire un verre sur la grande plage d’Alona Beach.
De nombreuses personnes nous en avait parlé, dont des locaux comme quoi c’était la plus belle plage de Bohol. Elle se situe à seulement 2 kms de notre chambre, on y va donc à pied.
Alors pour tout vous dire, on ne s’attendait absolument pas à ça. Certes la plage est belle, l’eau est bleue et le sable blanc avec quelques palmiers qui bordent la plage. Mais c’est ULTRA touristique!! Tout est fait pour le touriste! Des bars à gogo, resorts les pieds dans l’eau, restau en tout genre et même des grecs^^… bref la plage d’Alona est tip top si vous êtes avec des potes et que vous voulez profiter des happy hours et de la bière pas chère.
 


On ne s’y est pas baigné car nous sommes arrivés en fin d’après-midi et que nous avons préféré profiter du coucher de soleil assis sur la plage.
 
– Aller manger à Bohol coco farm.
Tous les produits sont frais, ils ont même un jardin où ils font pousser les herbes aromatiques. Nous nous y sommes arrêtés après s’être pris une grosse averse en scooter. C’est donc trempés jusqu’à la moelle qu’on a débarqué ici avec un gros creux au ventre. Leurs pizzas sont à tomber et la vue sur la petite crique en bas est sublime avec une eau bleue turquoise.
 
– Snorkeling et balade sur la plage de Dumaluan. Pour nous, l’une des plus belles.
– Faire le tour de l’île en scooter, passer devant les nombreuses petites écoles colorées, s’arrêter sur les petites plages mais aussi se prendre la fumée des pots d’échappement des jeepney en pleine figure. Ça fait aussi partie du voyage! 

Que faire sur l’île de Bohol ?

Bohol est surtout une île qui permet d’aller sur d’autres îles grâce aux ferrys qui la desservent. Mais elle est aussi connue pour des petites bêtes trop choux avec des gros yeux : les tarsiers. La deuxième attraction, ce sont les Chocolate Hills.
 
Nous avons donc loué un scooter à la journée. Nous voulions y aller la veille mais la pluie et l’heure d’arrivée trop tardive nous a fait faire demi-tour après s’être arrêtés à discuter avec des Philippins qui mettaient du riz dans les sacs et qui nous ont gracieusement laissé de la place pour pouvoir se mettre à l’abris de la pluie. Nous avons passé un bon moment et même si leur anglais n’était pas très bon, ils riaient tout le temps. À croire que le soleil nous a entendu rire, car quelques minutes plus tard, la pluie s’est arrêtée et les rayons de soleil perçaient les nuages.
Lorsque nous sommes repassés devant eux le lendemain, nous avons klaxonné et ils étaient tout contents de nous revoir!
 
En une journée, il est assez facile de tout faire :
– Sur la route, vous pouvez vous arrêter à la statue du Pacte du Sang ou « Blood compact » sur Tagbilaran : elle représente l’accord entre le conquistador espagnol Miguel Lopez de Legazpi et le chef indigène Rajah Sikatuna. C’est le premier pacte entre ces deux civilisations. Les deux protagonistes ont versé une goutte dans leur sang dans du vin qu’ils ont alors consommé actant ce respect entre ces peuples. Elle offre une jolie vue sur la mer.
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– Ensuite, vous trouverez sur votre chemin, une forêt totalement reconstruite par l’homme surnommée « Man-made ». Elle se compose d’acajous et bambous.
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Le Tarsier conservation center : il regroupe les derniers petits tarsiers en pseudo-liberté. Évidemment il n’y a pas de cages, ils sont sur leurs petits arbres mais au vu du nombre de touristes qui passent et d’asiatiques qui ne respectent pas les règles (flash, perches…), nous espérons que ces petites bêtes garderons des forces pour se reproduire et que leur race perdurera.
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Pour expliquer, un tarsier est un tout petit animal de la famille des primates caractérisés par d’énormes yeux et des pieds très développés. En réalité ce sont les plus petits mammifères au monde et ils peuvent tourner leur tête à 360 degrés. Regardez à quoi ça ressemble. C’est pas trop chou?? ^^ 🤗
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Chocolate Hills : d’étranges petites collines (1268 au total) en forme de cône et de taille similaire. Le mot « chocolate » provient du fait que la végétation brunie en fin de saison sèche, leur donnant une couleur chocolat. Elles datent d’environ 2 millions d’années et sont composées de sable et de calcaire. La raison scientifique de la formation de ces collines serait le mouvements des plaques tectoniques. Mais des légendes existent : la première raconte que les collines seraient apparues suite à une bataille de sable entre géants! La 2nde, raconte que ces buttes auraient été formées par des excréments de carabao (buffle philippins venu manger les récoltes des habitants). Et la 3eme, plus romantique, relate que le géant Arogo serait tombé amoureux d’Aloya, sa promise. Mais le géant fit assassiner son compagnon et la pris pour épouse. Aloya mourra de chagrin. Le géant anéanti, pleura toutes les larmes de son corps et provoqua la formation de collines lorsqu’elles tombèrent par terre! À vous donc de choisir ce qui vous plaît le plus!
Bon clairement, les chocolate hills sont à voir car c’est vraiment très étonnant! Vous payez l’entrée, montez quelques marches pour les voir d’un sommet, prenez une photo et vous repartez! Hihihi. Nous voulions essayer de monter sur l’une d’entre elles mais nous n’avons pas trouver de chemin, mis à part une petite route qui nous mena dans un petit village à travers les rizières, très mignon.
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2 nuits sur l’île de Robinson : Pamilacan, ancien repère des derniers chasseurs de baleines

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De nombreux amis nous avaient parlé de Pamilacan, petite île de pêcheurs. Les guides touristiques n’en parlent pas tellement et c’est tant mieux! Cette île est tout simplement le paradis sur terre!!
 
Pamilacan est historiquement dérivé de « pamilac » utilisé pour capturer les baleines et les mantas. En effet, Pamilacan était il y a pas si longtemps, encore un endroit de passage des baleines et la plupart des habitants de cette île étaient des baleiniers. Aujourd’hui la chasse est interdite mais elle reste encore ancrée dans les mémoires.
 
Nous avions rencontré un couple de français à la même guest house que nous étions, du coup on a décidé d’y aller tous les 4 ensemble.
On se retrouve en fin d’après-midi sur Baclayon (petit port de Bohol), après avoir acheté quelques fruits au marché.
Nous embarquons sur la bangka de Weng-weng (le pêcheur qui nous reçoit). Il n’est pas là aujourd’hui, c’est donc son cousin et le conducteur du bateau qui sont venus nous chercher.
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Nous avions une petite heure de traversée. Nous profitions des derniers rayons de soleil jusqu’à ce que le cousin hurle « whale, whale!!!! ». Quoi? Une baleine ??? Oh mon dieu! Les philippins étaient sur-excités et nous on voyait rien! Là là !!! Ça y est, un gros geyser sort de la mer! La baleine, un peu loin, ressort pour respirer. Ni une ni deux, le cousin met les gaz droit sur la baleine. On passe une bonne demi-heure à perdre la baleine puis accélérer pour être au plus près. Jusqu’à se rapprocher vraiment très proche de la baleine. Un moment magique. C’était la première fois pour nous 4 que l’on voyait une baleine de si près et surtout pour de vrai !!!
 
Au final, nous arrivons pour le coucher de soleil sur cette plage de sable blanc où nos bungalows nous attendent sur la plage.
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Il n’y a ni électricité ni eau courante sur Pamilacan. Nous avons donc un bidon d’eau pour se laver et un autre d’eau de mer pour les toilettes.
 
Nous passons deux jours magnifiques sur Pamilacan.
Notre première journée s’est résumée à faire du snorkeling, nager avec les tortues, découvrir les jardins de coraux et observer la faune marine.
Nous voyons des étoiles de mer énormes avec des couleurs hors du commun.
Si l’on s’éloigne un peu de la plage, on tombe nez à nez avec une énorme faille. Nous ne voyons même plus le fond. C’est le grand bleu! Et c’est d’ici que sortent les tortues.
Pour la petite histoire, Jérémie a une fâcheuse tendance à toucher à tout sous l’eau. Ce petit coquillage si mignon est en fait un des animaux les plus venimeux au monde, s’il pique avec son joli dard rouge, aucun remède, c’est la mort assurée. Chanceux !! Nous ne l’avons su qu’en Australie…
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On voit un ou deux bateaux de touristes venant faire une escale à Pamilacan durant leur « Island hopping » (sortie en bateau qui emmène d’île en île sur une journée).
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Un flamant rose = touristes chinois (sans déconner) !!
 
Nous traversons ensuite l’île à pied, à travers les petits villages. Les enfants sont étonnés et sont intrigués en nous voyant.
Nous arrivons sur le 2eme gros village (cinquantaine d’habitants) de l’île.
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Un leurre artisanal pour pêcher le thon.
Des pêcheurs ramènent leur bangka sur la plage mais ils ne sont pas assez nombreux. Jérémie et Louis partent à leur aide et le bateau peut alors être en sécurité.
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Nous avons fait le tour de l’île, aidé un autre couple de pêcheur avec leur enfant à ramener la bangka sur le sol avant de rentrer pour le coucher de soleil et une petite bière sur la plage.
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Notre table avec bougies est installée sur le sable. Au menu ce soir, ce sera le plat classique de l’île : poisson de la pêche du jour, riz et petits légumes. Tout est super bon. Le midi c’est de la coco en guise de boisson.
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Les choses les plus simples sont parfois les meilleures!
 
Le soir, Weng-weng nous propose d’aller à la chasse au calamar. Ça se fait de nuit. Trop contents, les gars acceptent. Emmanuelle n’était pas très rassurée de partir en mer de nuit mais elle suit avec Marie-Alix.
Un énorme nuage noir au fond n’est pas pour la rassurer. On fonçait même droit dessus. Après 20 minutes de navigation, Weng-weng et son cousin arrêtent le bateau, regardent autour d’eux, et font demi-tour ultra rapidement en mettant les gaz. Le vent a tourné et la tempête arrive! C’était une question de minute! À peine arriver sur la plage, le vent se lève vraiment fort et la pluie se met à tomber! La partie de pêche n’aura pas eu lieu mais nous remercions Weng-weng pour son professionnalisme : la sécurité étant plus importante que l’argent pour lui.
 
Nous nous réveillons le lendemain matin au son des coqs et des vagues, assez tôt car nous partons pour aller à la rencontre des dauphins.
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Après une bonne demi-heure, toujours pas de dauphins… nous avons été chanceux avec la baleine mais à priori les dauphins ne veulent pas de nous!
Après un coup de téléphone, Weng-weng trace d’un coup et nous apercevons au loin les fameux dauphins! Un, deux, trois puis toute une famille! Ils sont maintenant tout près de nous et ils sont au moins une vingtaine.
Weng-weng sort une corde qu’il attache à la bangka et nous demande si on veut aller à l’eau! C’est parti, Jérémie met son masque, s’accroche à la corde afin de pouvoir observer les dauphins qui lui passe dessous. Moment magique!!
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Après notre dernier déjeuner et les explications de Weng-weng sur la chasse à la baleine (photos à l’appui évidemment), il était temps pour nous de revenir sur Bohol et quitter cet endroit magique.
 
Pamilacan restera à jamais gravé dans nos mémoire et l’une des experience les plus mémorables de notre voyage.

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Panglao

Où dormir à Panglao ?

Villa Juana : grande chambre avec cuisine. Quelque coupure d’électricité de temps en temps mais n’oublions pas que nous sommes sur une île. Possibilité de louer des scooter à prix correct. Pas très loin de la plage d’Alona (peut se faire à pied). Prix : 800 P/nuit soit 13,80 €.
– D’autres hôtels ou resort à des prix corrects pour le touriste (30€ pour un bon hôtel).
 

Où manger à Panglao ?

– De nombreux restos sur la plage d’Alona. Nous avions mangé dans un resto grec pas mal du tout.
Bohol coco farm : plusieurs chaînes sur Bohol et Panglao (généralement les tarifs sont un peu plus chers proche des plages). Excellente nourriture! Vraiment à faire.
 

Activités payantes sur Bohol

 
Le Tarsier Conservation Center : 60 P/personne soit 1€ . Tout simplement trop mignon, priez juste pour qu’il y ait pas trop de chinois avec leurs perches…
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Chocolate Hills : 50 P/personne soit 0,86€. Assez impressionnant et beau à voir. Unique.
 

Transport à Bohol/Panglao

– Tricycle : prix un peu « touriste ». A négocier, toujours un peu.
– Jeepney : meilleur prix et ne pas hésitez à demander aux philippins votre route.
– Location de scooter à la journée (meilleure moyen de se déplacer) sinon il faut louer une voiture avec chauffeur (un peu plus cher). Prix : 350 P soit 6€.

Pamilacan

Où loger sur Pamilacan ?

– Nita’s Nipa Huts (Bungalow verts sur la plage principale) : tarif en pension complète 1500P/jour soit 25€. Impossible de trouver mieux, nourriture de qualité. Ambiance géniale.
 

Activités sur Pamilacan

– Rencontre avec les dauphins : un moment vraiment magique avec la super équipe de Weng-weng. A absolument faire. Prix : 500 P/personne soit 8,63€.
– Pêche au calamar de nuit: nous ne nous rappelons plus du prix mais ce n’était vraiment pas cher (en fonction de l’endroit où nous allons pêcher, on ne payait que l’essence). Nous n’avons rien payé comme nous avons fait demi-tour suite au mauvais temps qui approchait.

Transport Bohol – Pamilacan

– Nous avons pris avec Weng-weng qui s’est occupé de tout. Prix : 500 P/pers l’aller/retour soit 8,63€. C’était encore un moment inoubliable quand nous sommes partis suivre une baleine.

 
 

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