Chapitre 4 : trains birmans et trek à Hsipaw (Thibaw)

Le train de Bagan à Hsipaw : une belle aventure.

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Nous repartons de Bagan direction Hsipaw où nous devons retrouver nos amis parisiens Vivien et Gaëlle pour faire un trek.
Départ de Bagan 21h30. Après 5h de bus pas très confortable et sans trouver de positions pour dormir, nous arrivons à La gare de Mandalay vers 2h45.
Des dizaines de personnes dorment par terre dans le hall de la gare ou même parfois carrément devant les guichets en attendant qu’ils ouvrent.
La gentillesse incarnée des birmans fait que plusieurs personnes viennent nous voir pour nous emmener au bon guichet. Alors, au début ils comprenaient pas vraiment où on voulait aller car on avait vu sur les sites que Hsipaw se prononçait Sipo. Au final, ça se prononce plutôt « Tipo« .

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Pour la propreté, on préfère la SNCF !

Le train n’est vraiment pas cher ici et nous prenons même la première classe (upper class). Les sièges sont plutôt confortables, enfin on a connu pire et on a pas mal de place pour nos jambes. Et ça c’est le top, surtout pour Jérémie. Pour dormir, c’est quand même beaucoup mieux de pouvoir allonger les jambes.

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Départ à 4h totalement respecté! La SNCF devrait en prendre exemple ^^
On n’arrive pas à fermer les fenêtres, tant pis il ne fait pas froid et le train n’est pas du tout rapide. Un bout de brioche avalée et nous tombons très rapidement dans les bras de Morphée malgré les secousses et le bruit infernal du train.

Le soleil nous réveil et nous laisse voir de magnifiques paysages montagneux. Que demander de mieux quand on ouvre les yeux le matin ?

Nous aurions aimé regarder plus longtemps mais la fatigue a eu raison de nous. Nous sommes réveillés par des hurlements de dames qui vendent du riz, des nouilles sautées, des boissons. C’est l’heure du petit dej.

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Mais nous n’arrivons pas à ouvrir les yeux et repartons dans un sommeil profond.

Les paysages se suivent mais ne se ressemblent pas. Nous passons à travers des villages (maisons en bambou et route de terre) qui nous rappellent la campagne cambodgienne et laotienne. Des enfants devant leur maison crient des « hello » souriants en secouant énergiquement leurs petites mains pour qu’on puisse les voir. Évidement, nous partageons ce bonjour et ces sourire qui sont très communicatifs.

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Emmanuelle teste des petites galettes qu’une dame vend (galette au mais et au haricots rouges) puis achète une bouteille de thé bien chaud pour vraiment 3 fois rien (100 kyats, soit environ 10 cts). Les galettes étaient très bonnes mais hyper grasses! Ça va tenir toute la journée ^^

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Nous alternons entre montagnes arboisées et divers champs (maïs, pastèque, rizières, tournesol et autre culture).

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Ce train faisant la liaison entre Mandalay et Hsipaw est très largement connu (ici surtout) pour son viaduc (le Gokteik viaduc). C’est en réalité l’un des plus grands viaducs du monde.

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Quand on voit au loin ce pont, nous nous demandons tout d’abord si c’est réellement lui et si le train va vraiment rouler dessus. Il est très étroit et un vide monumental se dessine en dessous. Petit arrêt de quelques secondes avant d’entamer la traversée puis le train y va. Pas plus de 5km/h. On a le temps de voir la vue vertigineuse mais au moins il ne tangue plus. Nous étions du côté où il n’y avait pas de barrière.

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Autrement dit nous avions la sensation plutôt étrange de pouvoir voler avec un train entre les montagnes!

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Durant notre trajet, nous avons été pas mal baladé, parfois on rase tellement proche la végétation que nous nous sommes pris plusieurs fois des branches qui dépassaient.

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Le train nous permet aussi de travailler sur l’association et les articles.

Malgré des arrêts réguliers pour se dégourdir les jambes, nous arrivons à 15h06 soit seulement 6 minutes de retard sur 11h de train! La SNCF devrait encore une fois en prendre de la graine.

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Nous montons dans un des nombreux Tuktuk qui viennent nous accoster pour nous emmener a l’hôtel en nous proposant qu’on visite les logements « partenaires » pour toucher une commission^^.
Nous sommes claqués et nous préférons nous reposer avant de rejoindre Vivien et Gaëlle, nos amis parisiens avec qui nous partons en trek demain matin.

Hsipaw : un trek à la Koh Lanta

 

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On ne savait pas trop à quoi s’attendre, mais en tout cas pas à ça!

Nous pensions faire un trek un peu à la cool à travers les rizières, les villages et dormir chez l’habitant. Mais ce n’était pas du tout le programme. On avait pris ce trek qui nous avait été conseillé par Maria et Peter (les belges rencontrés au Laos). On leur a fait totalement confiance car ils nous avaient dit que c’était un trek vraiment au top.

Nous qui voulions nous remettre un peu au sport, les astres nous ont entendus!

8h : heure de départ prévue depuis notre hôtel. Au final, on part avec 30 minutes de retard car on était tous à la bourre^^.  Après quelques kilomètres en tuktuk, on nous dépose dans un petit village d’où commence le trek.
On s’arrête acheter quelques bouteilles d’eau car nous pensions passer au marché faire les courses avant de commencer mais le jeune guide qui remplaçait son cousin n’était pas au courant (pas de bières, ça sera vraiment sportif).

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Séchage du thé en plein soleil.

La marche est sympa, sans trop de difficulté.

 

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Notre guide, qu’on appellera Patrick car on n’a pas très bien compris son prénom, nous montre un bambou king (bambou jaune immense, pseudo-sacré pour eux. Rien ne peut pousser autour, « il mange tout »^^).

La promenade se passe plutôt bien mais il commence à faire un peu chaud. On arrive dans un petit village où l’on nous propose de nous asseoir sur le balcon d’une maison en bambou. Ok. En fait c’est ici que l’on récupère les porteurs : ils sont deux et devront s’occuper de la nourriture ainsi que du couchage. Après quelques photos des enfants toujours si mignons, c’est reparti.

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C’est après une pause déjeuner près d’un cours d’eau où les buffles se baignent que les choses se corsent.

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Le reste de la journée se résumera à un enchaînement de montée vraiment raide au milieu d’une forêt très sèche laissant entrer les rayons du soleil. La fournaise! La bonne idée du jour : un de nos porteurs nous a coupé du bambou à la machette pour en faire des bâtons de marche qui nous seront salutaires.

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On a une bonne allure quand même mais on commence à manquer un peu d’eau. Le guide nous fait faire des pauses régulières.

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Même un de nos porteurs étaient dans le mal. D’après le guide, c’était la 1ère fois qu’un groupe marchait si vite ^^.

C’est clairement un peu dur pour cette première journée.
L’arrivée est parfaite ! Vers 16h, nous voilà enfin à une petite cabane en bambou qui surplombe les montagnes.

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La vue est juste magnifique.

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On se pose donc dans les chaises jusqu’au coucher du soleil en sirotant un thé dans un verre en bambou qui a un goût particulier (goût de feuille pour Gaëlle, goût d’épinard pour Emmanuelle) mais au bout de 3-4 gorgées on s’y fait.

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On n’a plus d’eau et on a trop soif donc on n’a pas le choix. L’hydratation les enfants, c’est la vie !!!
Le guide et les porteurs nous ont préparé à manger. C’était vraiment trop bon et les portions sont généreuses. Un festin …

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À la fin du repas, le guide nous apporte une bouteille en nous disant avec un petit sourire « happy water ». Hahaha le petit coquin! C’est un digestif! De l’alcool de riz! Autant vous dire que l’on a passé une bonne soirée tous les 4 même si Vivien n’était pas fan de ce beverage, il a tout de même réussi à nous imiter une belle poule (un moment d’anthologie)! Hahahha.

Vint l’heure du dodo, nous avions une mini pièce en haut de la cabane où nous logions tout juste tous les 4 par terre : très convivial. Les porteurs nous avaient préparé notre matelas avec des duvets pour chacun. Mais quelle horreur! Il ne fallait pas regarder aux murs! Des énormes araignées noires que même Jérémie n’appréciait pas. On déniche une moustiquaire qui touchait à peine par terre. C’était franchement plus pour nous rassurer qu’autre chose. Nous étions serrés comme des sardines, avec la peur des ces monstres qui pouvaient venir nous courir dessus à chaque instant (surtout les filles) et le bruit du vent qui s’est levé faisant grincer le bambou.

Le lendemain matin est donc un peu difficile. Seul Vivien a apparemment plutôt bien dormi.

Après un petit déjeuner copieux à base de riz, aubergines et tout plein de choses très bonnes, nous repartons. Nos porteurs nous avaient remplis nos bouteilles d’eau avec l’eau de la rivière qu’ils avaient faite bouillir.

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Cette journée a été un peu moins difficile car nous avons moins monté mais plutôt descendu. Bien qu’une portion ait été vraiment complexe car nous manquions de glisser à chaque instant. Nos jambes en tremblaient. Durant ces 17 kms, nous avons pu traverser différents types de flore. Nous sommes passés des forêts de bambous aux forêts de palmiers. Les porteurs s’arrêtaient de temps en temps pour cueillir des champignons qu’ils nous cuisineront ensuite pour le midi et le soir. Il fallait avoir une totale confiance en eux!

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Jérémie s’étonne de ne pas plus voir d’animaux tels que les mygales ou d’autres animaux dangereux. Le guide lui répond que les porteurs et les 2 chiens qui nous suivent sont justement devant nous pour tracer le chemin et éloigner les bébêtes. Ok….
À peine 2h plus tard, les porteurs font une courte pause, nous en doublons un et continuons notre chemin. Quand soudain, les chiens se mettent à aboyer et courir comme des malades dans la végétation. On aperçoit alors un énorme varan qui monte le plus vite possible à un arbre pour échapper aux chiens. Ouf, il est hors de danger!
Nous continuons notre chemin et nous arrêtons dans une clairière au milieu d’une forêt de bambou pour attendre les porteurs. Au bout de 20 minutes, toujours pas de porteurs. Le guide retourne sur ses pas pour voir.
Quelques minutes plus tard, ils arrivent tous les trois souriant. Et là! Oh mon dieu! Le pauvre varan, langue pendante, un œil en sang, attaché sur le bagage du porteur!

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Ils nous explique que l’un d’eux a réussi à le tuer avec un lance pierre! Nan mais un lance pierre!! L’arbre mesurait au moins 10 mètres de haut et le mec a réussi à le tuer d’un seul coup! Ils sont malades ici!
Les chiens sont tout fous et jouent avec l’animal mort. Le guide nous dit qu’on le mangera ce soir! Mais bien sûr!!

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On continu la dernière ligne droite avant d’arriver au campement : une rivière!! Le guide nous dit que l’on peut aller s’y baigner! Enfin! Ça va nous faire une douche. L’eau est fraîche mais ça nous fait vraiment du bien pour nos vieux rhumatismes.

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Une fois remontés au campement un peu plus haut, les hamacs sont déjà installés entre 2 bambous et un gros feu est en train de faire bouillir de l’eau dans le creux d’un bambou.

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Un peu plus loin, un des porteurs prépare le varan. Nan mais on va vraiment le manger! C’est pas une blague en fait.

On termine la journée tranquillement dans un hamac en attendant que le repas soir prêt.
Encore un super repas autour du feu, assis par terre.

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Heureusement, ils nous ont apporté le varan découpé en petits morceaux dans un petit plat à côté si on voulait y goûter. Rien qu’à revoir cette bête en vie, Emmanuelle n’arrivait pas à y goûter un morceau et avait la nausée. Elle a juste mis le bout de ses dents dessus car les autres insistaient en lui disant que c’est sans doute la seule fois dans sa vie qu’elle pourrait goûter ce genre de chose. Pas faux. Jérémie a bien aimé lui. Faut dire que c’était très bien cuisiné aussi.

Petit coup de happy water avant d’entamer une des pires nuits de notre vie.

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Vivien, maître du feu.

Imaginez-vous une petite clairière dans la forêt, avec une rivière juste à côté. Endroit très sympathique le jour. Mais la nuit, c’est très stressant de se dire que n’importe quoi peut monter dans notre hamac! Au moindre bruit vous êtes réveillés! D’autant que nos lits de fortune n’avaient pas de moustiquaires. Les chiens étaient au taquet pour faire fuir différents animaux (on suppose) vu leurs aboiements tout au long de la nuit : merci Ghost (référence à GOT pour les connaisseurs).

Bref ça été une sacrée expérience et tout le monde était claqué le lendemain.

La dernière journée a été beaucoup plus tranquille car après le petit déjeuner, 15 minutes de marche, nous enfilons notre maillot de bain et nous nous laissons dériver sur la rivière sur des espèces de grosses chambres à air. C’est le tubbing. Au début, c’est vraiment drôle car il y a des rapides. Nous nous tenons tous pour ne pas être séparés car après c’est galère de se rejoindre. Nous avons bien rigolé malgré quelques petits désagréments… Notre guide nous a même offert des bières à siroter. Le pied! Avec un peu plus de fraicheur, elles auraient été divines (on fait nos difficiles).

On terminé ce trek en mangeant chez l’habitant et notre jeune guide nous offre un T-shirt chacun avec une photo de tous les 4 prise la veille. Une attention qui nous touche énormément, même si concrètement que va-t-on faire de ce vêtement après ^^.

Nous finissons donc ce trek de 3 jours épuisés : intensif niveau sport, chaud, et très peu dormi. Mais nous en gardons un très bon souvenir. La nourriture était juste au top (la meilleure qu’on puisse manger en Birmanie), beaucoup de rire le soir avec nos acolytes Vivien et Gaëlle, la magnifique vue depuis la cabane en haut de la montagne, le bonheur simple de pouvoir se baigner dans la rivière pour se nettoyer, faire son feu, dormir à la belle étoile en plein milieu de la forêt et un jeune guide vraiment adorable….tout ça fait que ce n’est pas du tout ce à quoi on s’attendait mais ce trek sportif à tout niveau restera un de nos grands moments.

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Après une douche à notre hôtel, nous disons au revoir à nos compères. C’est leur avant-denier pays avant leur retour en France. Nous espérons les revoir un jour sur Paris ou dans un autre pays qui sait.
Nous reprenons un bus de nuit le soir même, direction le lac Inle. Encore une belle nuit en perspective !

Nos bonnes adresses à hsipaw :

Restaurant : Mr Shake. Vraiment très bon et pour des prix très faibles. En plus de tout cela, les shakes sont parfaits et variés. La bonne adresse locale !

Logement : Red dragon hôtel 14,90€ la nuit. Accueillis très chaleureusement, une chambre vraiment bien. Juste ventilateur par contre petit déjeuner sur le roof top vraiment bon et copieux. Wi-fi birman donc faut pas être pressé parfois. Ils ont gardé nos backpacks pendant le trek et nous ont permis de prendre une douche après le trek. Possibilité aussi d’y booker vos transports.

Trek : Mr Bike. Sur les conseils de nos amis, on a réservé ce trek un peu en dernière minute, le seul hic : Mr Bike revenait d’un précédent trek et en général prend une journée de repos derrière du coup il nous a proposé de faire avec son neveu, on a tenté et vraiment il était très gentil. On le conseille vivement. Attention : il faut quand même être relativement sportif pour le faire. Nourriture préparée était très bonne. On a beaucoup aimé, c’était vraiment l’aventure notamment pour dormir ^^!

2 réflexions sur « Chapitre 4 : trains birmans et trek à Hsipaw (Thibaw) »

  1. Triste histoire pour le varan 😦 . Sinon le Trek semble vraiment sympa !

    Aimé par 1 personne

    1. Oui oui on le recommande vivement, c’était un super moment !

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